13e dimanche du temps ordinaire – Année B – 1 juillet 2018

Seigneur, j’ai besoin de Toi

frères et sœurs
Dans notre vie quotidienne  il y a la souffrance, la douleur, l’angoisse… qui nous entourent, qui nous bousculent, qui nous empêchent de vivre pleinement, d’être heureux, de reconnaître Dieu et son amour. Ce sont des épreuves réelles.

Une petite jeune et une aldulte

Le passage de l’Evangile d’aujourd’hui nous montre une scène avec deux malades : une petite jeune et une femme. Nous sommes tous homme et femme, petit et grand, riche et pauvre, en ayant concience ou non, depuis le ventre maternel, nous avons tous des expériences de passer par des moments difficiles au plan de la santé, ou d’autre chose.

Dans la tradition asiatique, il y a un proverbe, qui dit : la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort font un cercle de vie et après cela, une nouvelle vie sera donnée !Êtes-vous d’accord ou pas ? Moi, non !
Alors, je cherche la réponse dans la bible, la révélation de Dieu à son peuple d’Israel.

Une urgence et une durée

Je reprend les deux phrases du passage de l’Evangile :
Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité …
une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…

Qu’elle soit soudaine et rapide, ou qu’elle dure longtemps, l’épreuve reste toujours difficile. Nous reconnaisons notre fragilité, notre faiblesse. Pauvre de nous !

Heureusement, « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix » (Ph 2, 5-8).

Le salut de Dieu et la bonne votonté des hommes se rencontrent

Dieu n’est pas sourd, ni aveugle, car il est la vie éternelle et il est amour. Il est là dans la personne de Jésus incarné dans ce monde parmi les hommes qu’il sauvera.

La miséricorde de Dieu rencontre la bonne volonté du papa de cette jeune fille et celle de cette femme qui est malade depuis longtemps. La première lecture nous confirme : Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.

Au milieu de la foule, beaucoup de personnes touchent Jésus,
mais Il reconnaît bien celle qui l’a touché avec un souhait et une espérance. Car, simplement cette personne a besoin d’être aidée et sauvée.

Parmi tant de jeunes qui sont malades, Jésus ne reçoit qu’une seule demande, celle de Jaïre, un des chefs de synagogue qui croit et qui se posterne devant lui pour faire sa demande.

Comme il est beau que Le salut de Dieu et la bonne votonté des hommes se rencontrent !

Dans une synthèse saisissante, saint Augustin enseigne: « Dieu, qui nous a créés sans nous, mais il n’a pas voulu nous sauver sans nous »

Seigneur, j’ai besoin de Toi

Les deux personnages de l’évangile qui expriment leur foi, Jaïre et la femme, ont vécu des situations extrêmes de souffrance, et nous aussi quelque part dans notre vie, nous crions vers Dieu les paroles du Psaume 70 : O Dieu, vite, à mon aide ; Seigneur, au secours !

fr. Dominique Nguyen Thanh Luong