De la Toussaint et des défunts

fra-angelico-toussaint

La Ronde des élus, de Fra Angelico, op.

Les offices au couvent :

*1er Novembre : Solennité de la Toussaint : Laudes à 8h30 – Messe à 11h – Vêpres à 19h
* 2  Novembre : Célébration des fidèles défunts : Messe à 12h, vêpres à 19h.

Avec la Toussaint, « les saints nous communiquent un message. Ils nous disent ; ayez confiance dans le Seigneur, car le Seigneur ne déçoit pas ! Il ne déçoit jamais, c’est un bon ami toujours à nos côtés. À travers leur témoignage, les saints (…) nous démontrent à travers leur vie que celui qui reste fidèle à Dieu et à sa Parole fait déjà sur terre l’expérience du réconfort de son amour et ensuite du « centuple » pour l’éternité. Cela est ce que nous espérons et que nous demandons au Seigneur pour nos frères et sœurs défunts. Avec sagesse, l’Église a placé en étroite succession la fête de la Toussaint et la Commémoration de tous les fidèles défunts. A notre prière de louange à Dieu et de vénération des esprits bienheureux s’unit la prière d’intention pour ceux qui nous ont précédés dans le passage de ce monde à la vie éternelle. » Pape François, Angélus, 1er Novembre 2013.

30° Dimanche ordinaire : question de caractères !

dubois Homélie du frère Franck Dubois

Frères et sœurs je dois vous avouer que je suis débordé ces jours ci. Entre les cours, le Rosaire et le week-end de préparation au départ et au retour de nos volontaires Dom&Go je ne sais plus où donner de la tête. Les discours s’emmêlent, dire ceci à celui là, telle autre chose à tel autre, j’ai parfois la crainte de débarquer dans mon cours de théologie avec sous les yeux comme unique document la liste des courses que j’étais sensé remettre au syndic ; imaginez sa tête lorsqu’il découvrira au supermarché tout un discours sur la présence du Verbe de Dieu caché en toute création. Ca ne l’aidera pas directement pour composer le menu du soir.

C’est ça, les Dominicains on fait des phrases, longues et chiques, et on se prend donc un sévère avertissement aujourd’hui. D’un côté 44 mots, 232 caractères espaces compris (c’est l’ordinateur qui a fait le calcul) et de l’autre 10 mots, 55 caractères. Le Pharisien, des grands discours qui justifient tout : je suis comme ci et comme ça et je me trouve pas mal, en tous les cas mieux que les autres, et le Publicain, un simple aveu de faiblesse, un cri du cœur : je suis pas grand chose, mais enfin puisque tu es là Dieu devant moi, je te demande de me faire devenir un peu mieux.

Continuer la lecture

29° dimanche ordinaire : Prier avec insistance

Benoît Ente Homélie du fr. Benoît Ente, op

Il y a plus de 15 ans, je découvrais le monde monastique. C’était au Mont des Cats. Notre petit groupe avait rencontré un moine pour lui poser toutes sortes de question. A la fin de la rencontre, il nous demande : « Puis-je vous poser à mon tour une question ? » « Bien-sûr. » « Est-ce qu’il vous arrive de prier ? » C’était son unique question. Elle réveillait d’un coup notre expérience spirituelle la plus intime. S’adresser à un être transcendant qu’on ne voit pas. Comme c’est étrange. Et pourtant, c’est si répandu dans le monde, si ancien dans notre histoire. Aujourd’hui, ce dimanche est consacré à la prière, celle que nous portons ensemble et qui, à force d’insistance vient toucher le cœur de Dieu.

Continuer la lecture

28° Dimanche Ordinaire : la Peste et vivre ensemble

IMG_0883  Homélie du frère Emmanuel Mbolihinihe

En Israël, au temps de Jésus, la lèpre était la pire de toutes les maladies. Elle était considérée comme le châtiment divin infligé aux grands pécheurs. Pour cela, les lépreux étaient méprisés et marginalisés. Ils étaient obligés de vivre en quarantaine, loin des habitations, afin d’éviter de contaminer d’autres personnes par leur impureté. Voilà pourquoi les dix lépreux de l’Évangile de ce jour se sont tenus à distance de la foule, pour implorer la pitié de Jésus.

Cependant, les dix lépreux ne cherchent pas à se faire guérir individuellement; ils ne crient pas, chacun pour son propre compte « Jésus, Maître, aies pitié de moi »; mais tous ensemble, d’une seule voix et avec les mêmes mots, ils supplient: «Jésus, Maître, aies pitié de ‘‘nous’’ !».

Le comportement de ces lépreux est une condamnation de l’égoïsme de quiconque voudrait se faire sauver seul, au désintéressement du sort de ses semblables.

Continuer la lecture

27° dimanche ordinaire : devoir conjugal ou passion amoureuse

jpbo Homélie du frère Jean-Pierre Brice Olivier

Nous sommes des serviteurs inutiles : nous n’avons fait que notre devoir.

Telle est l’ambition et la satisfaction de nombreux chrétiens, et aussi la culpabilité de beaucoup d’autres…Serviteurs inutiles, nous n’avons fait que notre devoir. Quelle tristesse, mon Dieu !
Jésus s’adresse aux disciples qui lui demandent quelque chose d’impossible : augmenter leur foi.
Que devrait-il encore ajouter à sa parole, à sa présence, à ses miracles, à sa chair ?  Quel signe doit-il accomplir pour les convaincre, les persuader de croire en lui ?
La foi en quelqu’un est totale, accomplie, ou elle n’est pas. Croire un autre, lui faire confiance, réclame de nous toute notre adhésion, sans réserve, sans défiance.
Ainsi, Jésus se moque des apôtres en leur indiquant que s’ils avaient la foi de la taille d’une graine de moutarde, ils pourraient ordonner à un arbre d’aller se planter dans la mer. Acte bien utile !

Continuer la lecture