Dimanche 33e du temps ordinaire-Année B-Mc 13, 24-32

Homélie du frère Maurice Billet

Le texte de ce jour raconte la conversation que le Christ a eue avec ses disciples. Ils sont sortis du Temple de Jérusalem. C’est là qu’ils se trouvaient, dans l’évangile de dimanche dernier. Rappelez-vous, Jésus a attiré l’attention de ses disciples sur le geste de l’offrande qu’une pauvre veuve a déposée dans le tronc du trésor. C’est, selon Marc, la dernière mention de la présence de Jésus dans le temple avant sa Passion.

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Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’Univers-Jn 18, 33b-37

Homélie du frère Franck Dubois

Christ  Roi

Jésus, ta royauté n’est pas de ce monde, et on a presque envie de le regretter. Presque envie de dire, c’est un peu facile. En voyant combien aujourd’hui il est difficile de gouverner, combien exercer l’autorité est périlleux. Quelle fragilité dans nos institutions politiques, syndicales, ecclésiales. Face à une colère sourde, incontrôlable, inorganisée dans ce pays on se demande parfois si l’on en n’est pas revenu à la case départ où il faudrait tout reconstruire, des lieux de parole et de concertation, où la colère puisse se muer en prise de responsabilité, où les slogans utopiques et un brin naïfs se transformer en action, et se réaliser concrètement, en tenant compte du monde réel, avec ses contraintes et ses limites. Continuer la lecture

DIMANCHE, 32ème SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE-ANNÉE B-11/11/18-Mc 12, 38-44

Homélie du frère Denis Bissuel, op

La scène se passe dans le Temple de Jérusalem, qui est le lieu par excellence, le signe de la présence de Dieu à son peuple, c’est là que le peuple se rassemble, et se tourne vers son Seigneur en lui présentant offrandes, prières et sacrifices. Le Temple est grand et beau, il suscite l’admiration et le respect de tout le peuple et des disciples en particulier. Il y a foule, et Jésus lui aussi est, comme naturellement, là, il regarde la manière dont se comportent les gens dans ce lieu révélateur et sacré, et il enseigne.

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LA TOUSSAINT – 01 novembre 2018

Homélie du fr. Jean Pierre Mérimée

Certains d’entre nous sont peut-être aujourd’hui dans les dispositions d’esprit d’un Léon Bloy qui, il y a un siècle, au moment de la révolution d’Octobre en Russie, attendait «  les cosaques et le Saint Esprit ». Tout simplement parce que le monde est dangereux, aujourd’hui comme hier, et qu’il vaut mieux prendre ses précautions : l’Esprit Saint est à ce titre le seul allié sûr. D’autres encore peuvent être angoissés, perdus, déprimés parce que dans la vie le malheur ne les a pas épargnés. C’est le cas d’un  ami rencontré  le dernier jour du pèlerinage du Rosaire à Lourdes, il  y a un mois. Pendant plus d’une heure il m’a dit sa souffrance : Celle d’un père qui a perdu un fils suicidé quatre ans plus tôt dans la force de l’âge, d’un père qui est enfermé dans une culpabilité qu’il ressasse, ce qu’il aurait dû faire et qu’il n’a pas fait, ce qu’il aurait dû dire et  n’a pas dit ; la souffrance d’un grand père qui ne voit plus ses petits fils depuis le drame, la mère leur interdisant de voir les grands parents ; la souffrance d’un  mari également conscient d’être un fardeau pour sa compagne. Nous étions au dernier jour du pèlerinage, il avait prié, supplié Jésus, par Marie, de le libérer de ces tourments, de ces chaînes, de mettre la paix dans son cœur et puis rien, le silence de Dieu. J’avais devant moi un  homme désespéré.

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