Dimanche, 2ème Semaine du Temps Ordinaire – Année C (Jn 2, 1-11)

Homélie du frère Benoît Ente

C’est le premier signe public de Jésus dans l’Evangile de Jean. Contrairement aux autres évangélistes, Jean ne raconte pas le baptême de Jésus, ni la fièvre guérie de la belle-mère de Pierre. Pour Jean, le premier miracle de Jésus est inattendu, étrange, il change l’eau en vin au cours d’un mariage dans la ville de Cana… Jésus accepte de faire un miracle non pour soigner, purifier ou encore pardonner les péchés, ce à quoi nous sommes habitués, rien de tout cela dans ce récit. Jésus fait un miracle pour la joie de tous les convives, pour que la fête des noces puisse aller jusqu’au bout, pour que les mariés évitent l’humiliation et soient heureux.

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Le Baptême du Seigneur

Homélie du frère Thomas-Marie Gilet, o.p.

Chers frères et sœurs,

Depuis trois semaines nous fêtons et célébrons dans la joie le mystère de l’Incarnation, toutes les fêtes qui se sont succédées depuis Noël n’ont fait que déployer ce seul et même mystère : celui de la venue de Dieu parmi nous, Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit sauvé et retrouve sa sainteté des origines. Dieu a pris chair de la Vierge Marie, est né à Beethléem et est venu réjouir un couple, constitué une famille. Dès les premiers jours de sa venue glorieuse, il se fait reconnaître par toutes les nations comme Dieu-Sauveur. Il passe ensuite l’ensemble de sa vie dans le secret. Il devient pleinement homme en partageant la vie des hommes, simplement à Nazareth auprès de son père-adoptif, le bon et sage Joseph et en apprenant le même métier que lui, celui de charpentier : et oui, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, n’a pas fait carrière dans les armes, dans la justice ou parmi les clercs, les docteurs de la Loi qu’ils avaient pourtant enseignés jadis (carrières honorables et métiers nécessaires par ailleurs…), il a partagé la condition du commun du peuple, le fils de Dieu était un artisan-commerçant ! Et Marie veillait gardant les paroles de la promesse qui lui avait été faite, elle aussi se tenait dans l’attente de l’avènement de notre bienheureuse espérance, que vienne le jour de l’accomplissement plein et entier du Salut, que l’Enfant-Dieu qui par elle avait fait sa demeure parmi nous, l’enfant devenu homme, quitte le silence, et que le Verbe accomplisse sa mission de Rédemption. Continuer la lecture