Homélies

Le vêtement de notre baptême

Sarmad NajeebSur Marc 12,38-44. Homélie du frère Sarmad Najeeb.
Lancement du Jubilé pour le 800e anniversaire de la fondation de l’Ordre des Prêcheurs.

Huit cents ans c’est une belle occasion pour fêter notre existence comme Dominicains, fêter notre fraternité entre vous les fidèles, les laïcs, les moniales, les sœurs apostoliques et nous les frères. Continuer la lecture

Toussaint

img_1127-e1395388294942J’ai eu une vision, dit saint Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté du soleil levant et une foule de gens marqués du sceau du Dieu vivant. Ils étaient nombreux, 12 x 12 000, peuple élu de Dieu assemblé dans toute sa plénitude. Puis j’ai vu, poursuit Jean, une autre foule, immense, impossible à dénombrer, une foule de toutes les nations, tribus, peuples et langues, foule cosmopolite et bigarrée, debout devant le trône et devant l’Agneau, tenant des palmes à la main. Tous proclament et chantent le salut donné par notre Dieu.

Continuer la lecture

Dieu est un père qui ne laisse aucun de ses enfants dans les ténèbres

Xavier PollartA propos de Jérémie 31,7-9 ; Hébreux 5,1-6 ; Marc 10,46-52, par le frère Xavier Pollart

Frères et sœurs, aucun fils donné à cette terre n’est destiné définitivement aux ténèbres. Ceci est une promesse de Dieu qui traverse toute l’Écriture. « Quand un pauvre crie, le Seigneur entend » dit le psaume. Cette parole, en vérité, est une bonne nouvelle. Le psaume dit vrai, car ce pauvre a pour nous a aujourd’hui un visage, il porte un nom : Bartimée. Continuer la lecture

Les humbles de la terre

Jean-Pierre MériméePrédication du frère Jean-Pierre Mérimée sur Isaïe 53,10-11 ; Hébreux 4,14-16 ; Marc 10,35-45

Dans les textes de ce dimanche, Jésus subvertit tous les pouvoirs, qu’ils soient religieux ou temporels, parce qu’il met l’humble, l’humilié, le sans voix, le serviteur souffrant au centre du jeu. Continuer la lecture

Un homme « en manque »

Emmanuel DolléHomélie du frère Emmanuel Dollé sur Marc 10,17-30

L’homme était-il jeune ? Rien n’est dit sur son âge dans l’évangile.
S’il n’était pas si jeune, était-il vraiment un homme riche ?
«En manque» le définirait mieux. Cet homme à qui il manquait, avait des biens, probablement beaucoup ; taraudé par ce que l’or ne pouvait rassasier, cela ne le comblait pas. Contrairement aux collectionneurs insatisfaits, ayant à peine acquis l’objet de leur convoitise, l’oublient et polarisent aussitôt leur désir vers un autre inaccessible, cet homme, lui, ne cherchait pas de plus la richesse ; il était dans le manque, manque existentiel qui obscurcit le réel, révèle le vide, focalise une insatisfaction mortifère sur l’absence de paix et une angoisse que rien ne peut combler. Continuer la lecture

Ce que Dieu a uni…

Jean-Pierre Brice OlivierHomélie du frère Jean-Pierre Brice Olivier o.p. sur Marc 10,2-16

Des pharisiens abordent Jésus pour le mettre à l’épreuve. Bien entendu, il s’agit d’hommes qui demandent s’ils peuvent renvoyer leur épouse !

Ce sont sans doute les mêmes qui amèneront à Jésus une femme prise en flagrant délit d’adultère (Jean 8, 3-11), en disant que Moïse leur a ordonné de lapider ces femmes-là. Dans ce flagrant délit, le partenaire masculin fait défaut, et Jésus prend sa place, à terre, auprès de la condamnée, au risque de se faire lapider avec elle. Jésus, dans notre texte, renvoie les pharisiens aux prescriptions de Moïse qui a édicté ces règles en raison de la dureté de leurs cœurs. Continuer la lecture

Dieu sans limites

Limite de vitesseHomélie du frère Hervé Ponsot sur Nb 11,25-29 et Mc 9,38-48

Frères et sœurs, la jalousie serait-elle un défaut spécifiquement féminin ? Figurez-vous que l’on en débat sur les forums en ligne, alors que, dans la mesure où cette jalousie résulte de l’appréhension du manque, à savoir « je n’ai pas ce que l’autre a ou paraît avoir », elle s’éprouve certainement aussi bien chez l’homme que chez la femme : d’ailleurs, dans la première lecture, elle est le fait de Josué qui voulait se réserver l’esprit de prophétie, et dans l’évangile, de Jean qui voulait s’approprier la capacité à expulser les démons.

Continuer la lecture

Hospitalité de Dieu

Thierry HubertHomélie du frère Thierry Hubert, sur Marc 9,30-37

C’était à la gare de Nantes. Il y a quelques années. J’accompagnais un groupe d’étudiants et nous venions de vivre une rencontre nationale « Chrétiens en Grande École », avec pour thème « Jésus, maître et serviteur ».

Je repartais, en bel habit dominicain, tout grisé par ce week-end, pétri par les enseignements, les ateliers, les célébrations enlevées et les témoignages entendus. Le maître est devenu serviteur. Ok. C’est validé.

Évidemment, tout notre joyeux groupe était pressé de ne pas rater le train du retour et c’est donc d’un pas rapide que nous franchissions le hall de gare, sans prêter attention ni à droite, ni à gauche. En fait, nous avions encore 20 mn d’attente, de quoi papoter et chanter, histoire de mettre de la vie dans la gare, en faisant de l’évangélisation trash. Continuer la lecture

Hospitalité sacrée

Philippe KhoshabaHomélie du frère Philippe Khoshaba, le 13 septembre 2015, sur Is 50,5-9a, Jc 2,14-18 et Mc 8,27-35.

Je ne ferai pas d’homélie, une sorte de commentaire rabbinique, mais plutôt un hymne à la beauté de la communion. Je commence donc par une histoire simple :

Durant la guerre entre l’Irak et l’Iran, qui a duré 8 ans dans les années 80, nous avions eu un témoignage formidable d’un groupe de prisonniers de guerre irakiens revenus d’Iran dans les années 90. Ce groupe était composé des prisonniers chrétiens et musulmans dans une des prisons. Ils recevaient, pour chaque jour, un gobelet de soupe et une petite galette sèche afin de la tremper dans la soupe ; c’était pour toute la journée, leur unique nourriture.
Or, un jour, un des prisonniers a créé des problèmes avec les gardiens, et on l’a mis dans un cachot d’un mètre carré, il fallait s’accroupir pour y rester 2 semaines sans rien manger. Le cachot était près de prison à quelques mètres. Continuer la lecture

Ouvre-toi !

duboisPour le 23e dimanche ordinaire, par le frère Franck Dubois
Sur Mc 7,31-37

 

Soupir…. Il y a de quoi soupirer parce que c’est la rentrée. Il va falloir s’y remettre, au travail, à l’école, soupir aussi en regardant l’actualité et en constatant que, non, ça ne va pas mieux. Et Jésus aujourd’hui soupire avec nous. Peut-être que lui aussi aspire à une pause, un répit. Mais le repos de Dieu n’est pas encore arrivé. Tant que des hommes souffriront sur terre, Dieu sera à l’œuvre. Son Sabbat attendra.

Jésus soupire auprès du sourd muet, car il en a assez de voir la déferlante des misères. Un malheureux de moins, pour lui tout a changé, mais qu’est ce qu’un sourd muet en moins face à ces foules de miséreux qui attendent encore qu’une bonne fois Dieu prenne pour eux sa revanche sur leur mal. Continuer la lecture