Dimanche de la Sainte Trinité : une unité à vivre

IMG_0883   Homélie du frère Emmanuel Mbolihinihe

Bien aimés dans le Seigneur, aujourd’hui dans toute l’Église, nous célébrons la fête de la Très Sainte Trinité.

De concert avec les adeptes de toutes les grandes religions monothéistes que nous connaissons (le Judaïsme et l’Islam), nous croyons et confessons qu’il n’y a qu’un seul vrai Dieu, Créateur de tout ce qui existe.

Cependant, à la différence des adeptes de ces autres religions monothéistes, nous, chrétiens, confessons que ce Dieu unique est en même temps Trine. C’est-à-dire qu’il existe en Lui trois Personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Ces trois Personnes divines, sont égales, quant à leur nature, à savoir la nature divine, mais également quant à l’honneur, la gloire et la majesté. Mais elles sont en même temps distinctes, de par leurs fonctions.

Par ailleurs, malgré cette distinction, entre les trois Personnes de la Très Sainte Trinité, il n’existe jamais de tensions, ni de conflits ou de rivalités. Quand bien même chacune a une mission spécifique qui lui revient en propre, elle l’accomplit toujours avec le concours des deux autres.

Ainsi, tout ce que Dieu réalise, vient toujours de l’initiative du Père, s’accomplit par le Fils, avec la puissance et dans la communion du Saint-Esprit.

Ces affirmations, chers frères et sœurs, ne sont pas une invention du Magistère de l’Église ni le fruit des spéculations de ses théologiens, mais elles sont des vérités sacrées. Nous les tenons pour telles, parce que nous croyons fermement, indéfectiblement et infailliblement en la divinité de celui qui nous les a révélées, à savoir Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est lui-même la deuxième Personne de la Sainte Trinité.

En effet, le mystère de la Sainte Trinité nous serait resté à jamais inconnu, comme c’est encore le cas pour les adeptes d’autres religions, si le Christ ne nous l’avait pas révélé.

En effet, les passages évangéliques où Jésus parle de la Sainte Trinité sont nombreux, surtout dans les chapitres 14, 15 et 16 de l’Évangile de Saint Jean. Dans ces chapitres, en effet, Jésus parle de Dieu le Père, et le présente comme étant celui de qui il est sorti et qui l’a envoyé dans le monde, mais aussi comme celui de qui il tient tout ce qu’il possède, tout ce qu’il dit et fait. Ensuite Jésus se présente lui-même comme le Fils ; et, enfin, il promet aux disciples la venue et l’assistance de l’Esprit Saint.

Chers frères et sœurs, au-delà de ces quelques balbutiements de ma part sur le sujet, il convient de rappeler que la Sainte Trinité est, avant tout, un mystère; c’est-à-dire une réalité qui dépasse l’entendement humain, mais en la quelle nous sommes appelés, malgré tout, à croire. Mais pour arriver à y croire, nous avons nécessairement et impérieusement besoin de la lumière du Saint-Esprit.

Même les apôtres qui avaient entendu directement de la bouche de Jésus les enseignements concernant la Sainte Trinité, n’ont pas été en mesure d’en saisir immédiatement le sens. L’apôtre Philippe, par exemple, demandera à Jésus, au nom de ses condisciples, de leur montrer son Père : « Montre-nous le Père et cela nous suffit » (Jn 14, 8).

Pour arriver à comprendre quelque chose de ce mystère, les apôtres ont du attendre de recevoir d’abord l’effusion du Saint Esprit, à la Pentecôte. Prions, afin que ce même Esprit Saint consolide notre foi en Dieu Un et Trine!

Bien aimés dans le Seigneur, permettez-moi de terminer par une petite exhortation.

En effet, si Dieu est Notre Père, tel que cela nous été révélé par le Christ dans la prière du « Notre Père », alors nous sommes tenus de lui ressembler, autant que possible, dans notre comportement, notre manière d’être, de vivre et d’agir.

Ainsi, malgré nos différences raciales, culturelles, linguistiques, religieuses, idéologiques et autres, en tant qu’enfants de Dieu, nous sommes appelés à vivre, à l’exemple de Notre Père céleste, dans l’amour, l’unité, la fraternité et la paix. N’était-ce pas là aussi le vœu du Christ, lorsqu’il a demandé au Père que ses disciples soient un comme lui et le Père sont Un (Jn17, 21-22), et qu’il a demandé à ces mêmes disciples de s’aimer les uns les autres (Jn 15, 12) ? Agir contrairement à ce vœu du Seigneur, serait une trahison par rapport à notre identité d’enfant de Dieu.

Que le Seigneur aide chacun de nous à faire disparaitre de son cœur, de son esprit, de son comportement, de ses actes et de son environnement, tout ce qui pourrait être de nature à nous diviser, à nous oppose, à nous combattre et à nous détruire les uns les autres. Amen !