Solennité de la Trinité : Dieu a tellement aimé

Homélie du frère Dominique Thành Lượng NGUYỄN 

Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique

Qu’est-ce que le monde ?

Le monde ou tout le monde, c’est toi, moi, vous, nous…

Le monde, selon saint Jean, a au moins 3 sens :
Le monde que Dieu a créé est bon, comme tout l’univers
Le monde comme symbole de ce qui est contre Dieu.
Le monde que nous sommes, que Dieu en Jésus Christ veut sauver, et que Dieu l’Esprit Saint veut purifier !

Nous sommes nés dans le monde ; nous sommes, plus d’une fois dans notre vie, contre Dieu, et nous n’avons pas souvent envie d’etre sauvés ! Malgré tout cela, Dieu aime, aime, aime. Je me permet de vous en parler

Qu’est-ce que l’amour ?

Je suis venu à Lille le 11 novembre 2016, ça fait juste 7 mois ! Pour me faire parler le français, le père prieur m’envoie à l’école, au cours de français pour les étrangers.

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Pentecôte 2017 : Par l’entremise de l’Esprit

Denis Cerba Homélie du frère Denis Cerba, op

Vous avez compris, à la lecture de ces quelques lignes de l’Évangile de Jean, que saint Jean a une manière bien à lui de raconter l’événement de la Pentecôte. En principe, la Pentecôte a lieu 50 jours après Pâques : c’est même ce que signifie tout bêtement le mot Pentecôte — « cinquantième jour » — et c’est ce que raconte saint Luc dans ce récit du deuxième chapitre des Actes qu’on a entendu tout à l’heure : « Le cinquantième jour arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand tout à coup, etc. ». D’autre part, entre Pâques et la Pentecôte, il y a encore l’Ascension, le départ du Christ. C’est bien comme cela qu’on célèbre tous les ans le temps pascal : Pâques, et puis 40 jours après Pâques : l’Ascension, et puis 10 jours après l’Ascension et 50 jours après Pâques : la Pentecôte.

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Ascension 2017 : un corps dans la gloire

Homélie du frère  Emmanuel Mbolihinihe, op

Comme de tradition, ce jeudi, quarantième jour après le dimanche de Pâques, nous célébrons la solennité de l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Dans certains pays, comme chez moi en RDC, pour des raisons d’ordre pratique, cette fête est célébrée le dimanche qui précède la Pentecôte.

Historiquement, la fête de l’Ascension est apparue vers la fin du III° siècle et s’est généralisée vers la fin du IV°, se distinguant ainsi de la fête de la Pentecôte avec laquelle elle se confondait avant.

Au cours de la dernière Cène, Notre Seigneur Jésus-Christ avait, à plusieurs reprises, évoqué son départ prochain vers le Père. Et lors de son apparition à Marie Madeleine, il lui avait fait cette recommandation: « Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père,  vers mon Dieu et votre Dieu » (Jn 20, 17). L’Ascension de Jésus au ciel n’est donc pas un voyage spatial, à l’instar de celui des astronautes, mais plutôt son retour glorieux vers le Père.

Dans la première lecture, il est dit que, tandis qu’il montait au ciel, une nuée vint le soustraire aux yeux de ses apôtres.

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6° dimanche de Pâques : Instruments de l’Esprit

Homélie du frère Thomas-Marie Gillet, op

Le passage évangélique qui nous est donné de méditer ce dimanche nous convoque de nouveau au temps de la dernière Cène. Jésus s’adresse pour la dernière fois à ses disciples dans un long discours où il propose d’unir sa vie à la sienne en gardant ses commandements. De tous les commandements, il ne reste à ce moment-là que celui qui fait la synthèse de tous, le commandements de l’amour. Un amour qui se dit et qui se réalise dans les actions concrètes, qui s’adapte à chaque situation, qui sait discerner ce qui est bon, ce qui est beau à l’instant présent.

Qui veut unir sa vie à la vie de Jésus, reçoit ce que Jésus demande au Père de nous envoyer : l’Esprit Saint, le Défenseur. Le défenseur est celui qui nous défend de l’Ennemi, de tout ce qui nous vole, dérobe, les forces de la Vie. Cet Esprit qui nous protège de la mort, de la non-vie, est l’Esprit de Vérité. Grâce à lui nous trouvons la force de devenir des hommes et des femmes, des disciples, vrais, authentiques. Pensons à Philippe dont nous avons entendu le récit de la prédication dans la première lecture. Il nous est présenté comme un autre Christ : il prêche, il guérit les paralysés et les boiteux, il expulse les démons. Philippe, comme Jésus, annonce le Royaume de Dieu, le Royaume de la Vie, et pour cela les gens l’admire, la ville se remplit de joie. Cette imitation du Christ pour Philippe comme pour nous est rendue possible parce que le disciple est animé de l’Esprit de Vie, le même Esprit qui a ressuscité Jésus d’entre les morts. C’est lui qui agit à travers Philippe qui se convertit en instrument pour que l’Esprit puisse faire surgir la Vie. Faisons en sorte, nous aussi d’être des instruments de l’Esprit.

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5° Dimanche de Pâques : En chemin.

Homélie du frère  Emmanuel Mbolihinihe, op

Dans l’Évangile de ce dimanche, Notre Seigneur Jésus-Christ déclare être le Chemin, la Vérité et la Vie.

Dans le monde pluraliste dans lequel nous vivons aujourd’hui, cette déclaration du Seigneur pourrait paraître prétentieuse, voire choquante pour certains. De nos jours, en effet, « beaucoup pensent qu’il existe plusieurs chemins, plusieurs vérités, plusieurs façons de vivre; et que, par conséquent, personne n’a le droit d’imposer son chemin, sa vérité ou son mode de vie aux autres ».

Mais pour nous, chrétiens, plutôt que de nous choquer, cette déclaration devrait être une source de joie, d’assurance et d’espérance. En se présentant comme étant le Chemin, la Vérité et la Vie, Jésus corrige automatiquement et d’un seul coup toutes les fausses images que l’on pourrait se faire de lui ; mais en même temps il nous révèle sa vraie personnalité, sa vraie place, ainsi que son vrai rôle dans notre existence et dans notre rapport avec Dieu.

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Saint-Dominique de Printemps : soirée festive

Au Programme :

-19h : vêpres solennelles  dans l’église,

suivies d’un pique-nique tiré du sac dans le parc du couvent … chacun partagera   ce qu’il aura apporter !

– 20h30 : soirée théâtre  » Moi, Dominique «  dans l’église.  Création festival d’Avignon 2016.

Le 24 mai est dans l’ordre dominicain la fête dite de « printemps » de saint Dominique, en prémices de sa fête officielle  le 8 août, au milieu de l’été. Elle fut fixée le jour de la translation des reliques de Saint Dominique le 24 mai 1233.

4° dimanche de Pâques : traverser, franchir la porte

Homélie du frère jeanPierre Brice Olivier, op

Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.

Nous sommes familiers des expressions que Jésus emploie pour nous dire qui il est. Certaines sont claires et immédiatement compréhensibles : je suis le chemin, je suis la vigne… D’autres sont plus abstraites : je suis la vérité, la vie… D’autres encore sont aimables : je suis le beau berger… Celle d’aujourd’hui : Je suis la porte, est concrète, simple mais un peu surprenante.

La Pâque, c’est le passage : la traversée d’une mer qui semble infranchissable, la sortie inespérée d’une situation d’esclave vers une terre promise où ruisselle le lait et le miel.

J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous(Luc 22, 15). Jésus a désiré manger la Pâque avec ses disciples : manger le passage, absorber la traversée, avaler le franchissement. C’est là qu’il devient la porte.

Le Christ absorbe la malédiction, il aspire la faute, il assimile le péché pour l’engloutir. C’est ainsi qu’il anéantit tout le mal, avec la mort : en les absorbant.

Il accomplit son œuvre, il l’achève en consommant le mal pour le consumer. Il traverse tout le malheur pour que d’autres hommes puissent le franchir avec lui, derrière lui. Il marche à leur tête. Nous suivons ses pas pour triompher de nos esclavages et gagner la liberté, pour bondir du péché au salut, pour nous élancer de la mort à la vie.

Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé.

Le cul-de-sac de la mort devient une porte, l’impasse du néant une ouverture. Le tombeau n’est plus occupé, mais vide ! Toutes les tombes sont trouées, c’est définitif, le ciel traverse la ténèbre.

Jésus devient lui-même la Pâque, le passage, en résorbant le passage.

Lui, la porte, nous fait libres, chacun, d’entrer et sortir… Jésus n’est pas le portier ni le gardien, il n’est pas la serrure ni la clef, mais la porte. Et la porte est sans pouvoir, elle ne décide pas de qui passe. Elle ne fait pas obstacle, elle se laisse traverser.

Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. 

Une traversée vers la vie pleine. La porte de la vie en Dieu, de la vie de Dieu.

Il n’y a pas d’autre porte que Jésus, personne, ni la Vierge Marie, ni l’apôtre Pierre, ni ses successeurs. Pas d’autre porte, ni une institution, ni un sacrement. Seul Jésus, percé, transpercé.

Nous sommes invités à manger la Pâque, le Christ, nous sommes plongés dans la mort avec lui pour ressusciter avec lui. Avec lui nous franchissons l’infranchissable, vers la vie en abondance.

Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal.

Tu me mènes vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; tu me conduits par le juste chemin.

Sur des prés d’herbe fraîche, tu me fais reposer (Psaume 22).

3° dimanche de Pâques : sur la route d’Emmaüs

Jean-Pierre Mérimée Homélie du frère Jean-Pierre Mérimée, op

Au sein de l’humanité entière, en chacun de nous, toutes les aspirations frustrées et tous les désirs inachevés creusent une infinie béance. C’est ce que vivent de manière paroxystique les 2 disciples sur ce chemin qui tourne le dos à Jérusalem. Pour eux la vraie vie est désormais absente, à jamais clouée en croix, morte. Ne reste que le froid squelette d’un monde sans espérance.

Ce qu’ils vont apprendre de Jésus un pas après l’autre sur le chemin, c’est que la vraie vie n’est pas dans la résignation ni l’effacement. Elle est dans cette Pentecôte de l’Esprit décrite par l’évangéliste Luc, dans cette transmutation  par un feu dévorant de la douleur dont nos cœurs sont remplis. Elle est dans cette transfiguration de nos blessures et de nos manques, changés en assurance, l’assurance des témoins du Christ ressuscité.

La seule condition est de reconnaître, d’assumer en vérité cette part manquante, ce monde des ténèbres qui nous laissent si souvent désemparés, comme à jamais orphelins, seuls sur cette terre, enfermés dans nos deuils.

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2° dimanche de Pâques : Voir et croire

Homélie du frère Denis Bissuel, op

Quelle journée ce 1er jour de la semaine ! C’est pour le moins un jour singulier. Plusieurs fois déjà Jésus s’est montré vivant à ses apôtres après sa résurrection, à chaque fois le 1er jour de la semaine, le 8ème en même temps que le 1er, jour de la nouvelle création, jour des temps nouveaux, temps de la Résurrection et de la Vie. Nous le célébrons liturgiquement depuis 8 jours, et aujourd’hui encore en ce 8ème jour dans l’octave de Pâques nous entendons et célébrons la Bonne Nouvelle du Christ ressuscité et à jamais vivant.

C’était après la mort de Jésus, nous dit l’évangéliste Jean, le soir venu, le premier jour de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées. Jésus vint et il était là, au milieu d’eux. Le décor est planté, l’ambiance décrite plutôt sombre et pesante.

Les disciples se sont enfermés parce qu’ils ont peur. Souvent notre premier réflexe quand on a peur, c’est de s’enfermer, surtout à l’heure où la nuit tombe. On les comprend donc après tout ce qui s’est passé : si on a tué le Maître, on peut aussi tuer ses disciples. Et puis, cette journée de Pâques qu’ils viennent de vivre, a été faite de bouleversements depuis le matin. Des femmes sont venues leur dire que le tombeau était vide. Pierre a couru et l’a constaté, et le disciple bien-aimé a couru lui aussi, plus vite, il a vu et cru. On va, on vient, on court, on a bien de la peine à croire.

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Vigile pascale : « Partez d’ici ! »

Denis Cerba Homélie du frère Denis Cerba, op

Dans l’évangile de la Résurrection selon saint Mathieu, on est particulièrement frappé par le fait que le message de la Résurrection du Christ (c’est-à-dire le message du tombeau vide) soit si immédiatement relayé, débouche si immédiatement et comme sans la moindre transition sur ce nouveau message, qui tombe cette fois de la bouche même de Jésus : « Partez d’ici ! ».

« Partez d’ici ! Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent partir : qu’ils doivent partir pour la Galilée — et c’est là-bas qu’ils me verront, pas ici ! »

Le Christ nous dit : ne vous attardez surtout pas autour de mon tombeau, même de mon tombeau vide, surtout de mon tombeau vide. Ne vous attardez même pas autour de moi, ici, maintenant : retrouvez-moi ailleurs, en Galilée, où je vous précède déjà ! À ces femmes venues visiter son tombeau, à ses disciples, à nous-mêmes, le Christ laisse à peine le temps de digérer la nouvelle, pourtant extraordinaire, de son retour à la vie, qu’il semble déjà vouloir tourner cette page pour en ouvrir tout de suite une autre : une page nouvelle, une bien plus urgente, une encore plus extraordinaire, porteuse d’encore et de bien plus d’espérance ! C’est la nouvelle d’un nouveau départ, du démarrage de quelque chose de neuf, du début de quelque chose de plus qu’une simple issue ou d’un simple échappatoire au mal et à la mort — mais plutôt le début d’une ouverture et d’une aventure dont les dimensions insoupçonnées sont vraiment celles d’une nouvelle vie : d’une vie nouvelle !

La vie nouvelle, tel est bien finalement le sens de la mort du Christ.

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