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6° dimanche ordinaire : lèpre intérieure

Homélie du frère Dominique Luong, o.p.

La première lecture nous présente 
une situation très difficile à vivre
La lèpre est une maladie infectieuse chronique 
qui touche les nerfs périphériques, 
la peau et les muqueuses, 
et provoque des infirmités sévères. 
Elle fut longtemps incurable et très mutilante. 
Au temps de Jésus aussi
les lépreux étaient déclarés impurs et rejetés socialement, 
séparés des autres personnes pour éviter la propagation. 
Ce lépreux de l’Evangile, comme tous les autres lépreux
devait se sentir impur et indigne de Dieu. 
En plus de toutes les difficultés physiques de la maladie,
la conséquence la plus dure 
devait être sa solitude et son exclusion.

Une fois, au Viet Nam,
en tant que diacre, avec un prêtre et un frère franciscain, 
nous sommes allés dans un village delépreux 
pour une Messe du Dimanche. Il y avait environ 60 personnes.

La Messe était comme toutes les autres. 
Mais, après la fraction du pain
ce saint prêtre donna la communion à tout le monde 
sous les deux espèces : le Corps et le Sang du Christ 
et il m’a donné l’honneur de finir la coupe du Sang du Christ 
Oh mon Dieu ! 

Après la communion des malades qui ont bu à la même coupe
je tremblais; mais je priais. 
C’est le Sang du Christ qui peut guérir la lèpre. 
Les jours suivants je n’ai pas pu bien manger et bien dormir ! Continuer la lecture

Christ-Roi de l’Univers : miséricorde !

Homélie du frère Thomas-Marie Gilet, o.p.

L’évangile que nous venons d’entendre célébrant la royauté du Christ ne nous a pas placés étonnamment dans le récit d’une parade royale avec un prince ou une princesse couronnés siégeant dans un beau carrosse suivi d’une foule de notables en costume chamarrés, non, l’évangile nous rappelle que notre roi se fait le plus petit d’entre nous, et nous invite à un engagement concret auprès de ceux qui sont ses frères, princes de sang, les pauvres. En effet la souveraineté de Dieu fait irruption dans notre monde et dans l’Histoire à travers l’amour, l’amour envers Dieu lui-même et sa réalisation concrète dans les œuvres de miséricorde envers le prochain. Dans l’évangile de ce jour, Jésus, notre Roi, nous montre qu’aucune souffrance ne peut nous être étrangère.

Le contraire de l’amour, ce n’est pas tant la haine que le rejet, l’indifférence, la marginalisation. Il est possible que nous nous habituions à rejeter si, pour reprendre les termes de l’évangile, nous ne savons pas donner à manger et à boire, si nous ne savons pas ouvrir nos portes pour l’hospitalité, si nous ne savons pas vêtir celui qui est nu, si nous ne savons pas visiter celui qui est enfermé en prison. Toutes ces formes de rejet empêchent que nous puissions répondre de manière évangélique à l’exigence de justice. La conséquence principale du rejet c’est la mise à l’écart des plus défavorisés. Jésus sur ce point est radical : le plus important c’est de secourir ceux qui ont besoin d’aide.

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