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L’Épiphanie du Seigneur : convergences

Homélie du frère Grégoire Laurent Huyghues Beaufond

L’épiphanie que nous célébrons aujourd’hui nous parle un langage de convergence, on pourrait même dire que l’épiphanie parle un langage inclusif. Je retiens deux convergences, et je parlerai de désir.

Convergence, d’abord, de deux regards, de deux désirs : le regard des mages, le regard des scribes.

Les mages d’abord. Ce sont des savants en quête de vérité. Des mages qui scrutent la création de Dieu, qui regardent en particulier son ciel. Et ces mages ont un regard suffisamment perspicace pour premièrement voir une étoile nouvelle, et deuxièmement, pour savoir l’interpréter et la suivre. Ce regard est un regard intelligent, et un regard qui désire, on pourrait dire que c’est le regard d’une intelligence qui désire, ou le regard d’un désir qui raisonne. Il ne s’agit pas de regarder de loin, de constater le phénomène céleste, il faut aller voir les choses de plus près. Peut-être, sans doute, ce regard et ce désir sont-ils ambigus, mêlés de superstitions : magie, astrologie, divination … mais enfin, ils voient l’étoile, et ils la suivent. Et ce regard qui désire, ce désir qui regarde, les mène à Jérusalem, à la rencontre d’un autre regard et, n’en doutons pas, d’un autre désir, le regard et le désir des scribes. Les scribe sont eux-aussi des savants, des théologiens et des lecteurs de l’Écriture sainte. Eux-aussi, ils ont cette intelligence qui désire comprendre ou ce désir qui veut savoir. Et ils savent, oui car c’est le privilège des enfants d’Israël, hier comme aujourd’hui, ils savent que le messie va naître dans leur peuple, sur leur terre, à Bethléem. Les mages, ces savants païens, ont besoin des scribes pour trouver le Messie. Mais les scribes auraient aussi besoin des savants païens pour apprendre à se prosterner devant le Messie.

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