Archives pour l'étiquette guérir

5° dimanche ordinaire : l’homme au coeur

Homélie du frère Jean-Laurent Valois, op

Il y a une chose dont on parle beaucoup ces derniers temps même si ce n’est pas nouveau, c’est la façon dont on prend soin des personnes malades et dépendantes . Dans certains services comme les EHPAD, elles souffrent de ce qu’on ne prend pas suffisamment soin d’eux. Quant aux soignants, ils souffrent d’être débordés et de devoir bâcler un travail censé être un travail de relation. Même si l’évangile d’aujourd’hui ne vient pas donner une solution toute faite à cette question qui, a par ailleurs une dimension complexe d’économie et de gestion, la Bonne Nouvelle vient remettre l’homme au coeur.

Jésus, puisque c‘est de cela qu’il s’agit, a pris le temps de rencontrer les malades, quantité de malades. Il en a guéri beaucoup, signe de la vie surabondante du Royaume, où toute larme sera essuyée. Et tout au long de l’histoire, à la suite du Christ, des hommes et des femmes ont consacré tout ou partie de leur vie en faveur des malades. Combien de religieuses ou de religieux se sont donnés corps et âme pour soigner, apaiser les souffrances des malades, sans compter leur temps. Mais combien aussi d’aides soignants et aides soignantes, infirmiers et infirmières, médecins ont vécu et vivent aujourd’hui encore leur métier comme un sacerdoce ! Tout au long de l’histoire, ils ont pris des initiatives à chaque fois que c’était nécessaire. Ils ont fait en sorte de placer la personne humaine au coeur du système de soin, en essayant de soigner, même lorsqu’ils n’étaient pas en mesure de guérir. L’image de l’Église comme « hôpital de campagne », si chère au Pape François, accueillante pour tous les blessés de la vie, est une réalité à la fois spirituelle et très concrète, car dans certaines parties du monde, seuls les hôpitaux des missionnaires et des diocèses fournissent les soins nécessaires à la population.

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13° dimanche ordinaire : une faim de loup pour des agneaux

IMG_4927 Homélie du frère Franck Dubois, o.p.

Le Seigneur Jésus n’est pas à un paradoxe près et aujourd’hui il fait très fort, songez donc : une faim de loup, voilà qui est tout de même drôle pour des agneaux. Pourtant, c’est bien la qualité principale requise aux ouvriers envoyés comme des brebis voyageuses par le maître : avoir faim. Voilà qui devrait en rassurer plus d’un parmi nous, si pour suivre Jésus il faut aimer manger, tout cela devient très abordable. Il va falloir enchaîner les invitations à dîner. Eh oui, le premier devoir des envoyés est en effet de manger et de boire ce que l’on nous servira. J’en vois qui s’agitent dans la salle : « Ah ben, si c’est ça le plan, finalement n’y aurait-il pas encore un peu de place pour moi parmi les 72 ? » Pas de problème, suivez-moi !

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