Archives pour l'étiquette parole

32° Dimanche ordinaire : Seras-tu là ?

Homélie du frère Thierry Hubert

 

Pas sympa la parabole ! Les copines, plutôt radines et l’époux – allez c’est Jésus – lui, il claque la porte au nez des retardataires, nous laissant nous, lecteurs et auditeurs, bouche bée. L’histoire nous plante là, désœuvrés. On en vient à perdre de vue la joie de voir l’époux tant attendu arrivé, lui pour qui tout cela était préparé.

On reste donc avec un goût amer en imaginant dans la salle des noces une ambiance refroidie et les mines sans doute déconfites des 5 copines qui ont vu disparaître la moitié du cortège nuptial. Après tout, elles auraient pu riposter que si lui, l’époux était arrivé à l’heure, toutes auraient eu assez d’huile. Et la fête des noces magnifiques, sans accro.

Bref, on aurait aimé écrire un scénario meilleur, plus positif … – plus open, quoi – et qui véhiculerait alors nos fameuses valeurs de solidarité, de partage, d’accueil et de pardon. « Mais oui, évidemment que l’on va vous donner de notre huile de réserve … » auraient dit dans la nuit tendrement nos vierges sages.   « Bon, il vous manque quand même un peu d’huiles, les filles ? allez pas de souci, moi, je suis la lumière .. »

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6° dimanche de Pâques : Oui, oui, oui, trois fois oui !

Thierry Hubert  Homélie du frère Thierry Hubert

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles ».

Eh bien la barre est placée très haut, trop haut. Je vous épargnerai, frères et soeurs, un petit cours de logique mathématique, mais Jésus établit ici une équivalence entre l’aimer et garder sa parole. Autrement dit, l’un ou l’autre, c’est du pareil au même. Et c’est là pour ma part que le bât blesse, car si je puis dire facilement à Jésus que je l’aime, je me sens beaucoup moins assuré pour lui dire que je garde sa parole. Il y a toujours aux entournures, de manière délibérée, des écarts, des variations dissonantes où ce n’est pas sa parole que je garde mais bien plutôt mes vieux défauts que le temps n’a pas su effacer[1].

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