Archives pour l'étiquette Ressuscité

2° dimanche de Pâques : Voir et croire

Homélie du frère Denis Bissuel, op

Quelle journée ce 1er jour de la semaine ! C’est pour le moins un jour singulier. Plusieurs fois déjà Jésus s’est montré vivant à ses apôtres après sa résurrection, à chaque fois le 1er jour de la semaine, le 8ème en même temps que le 1er, jour de la nouvelle création, jour des temps nouveaux, temps de la Résurrection et de la Vie. Nous le célébrons liturgiquement depuis 8 jours, et aujourd’hui encore en ce 8ème jour dans l’octave de Pâques nous entendons et célébrons la Bonne Nouvelle du Christ ressuscité et à jamais vivant.

C’était après la mort de Jésus, nous dit l’évangéliste Jean, le soir venu, le premier jour de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées. Jésus vint et il était là, au milieu d’eux. Le décor est planté, l’ambiance décrite plutôt sombre et pesante.

Les disciples se sont enfermés parce qu’ils ont peur. Souvent notre premier réflexe quand on a peur, c’est de s’enfermer, surtout à l’heure où la nuit tombe. On les comprend donc après tout ce qui s’est passé : si on a tué le Maître, on peut aussi tuer ses disciples. Et puis, cette journée de Pâques qu’ils viennent de vivre, a été faite de bouleversements depuis le matin. Des femmes sont venues leur dire que le tombeau était vide. Pierre a couru et l’a constaté, et le disciple bien-aimé a couru lui aussi, plus vite, il a vu et cru. On va, on vient, on court, on a bien de la peine à croire.

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2nd Dimanche de Pâques 2016 : la paix soit avec vous !

Sarmad Najeeb Homélie du frère Sarmad Najeeb

La paix soit avec vous,

Ces mots sont tellement dans nos célébrations que nous répondons par habitude (et avec votre esprit). Ce sont pourtant les premières paroles de Jésus ce jour-là pour rassurer les disciples terrorisés depuis sa mort.

Mais de quelle paix s’agit-il ?

Si tu veux la paix prépare la guerre. A cause de ce proverbe l’Irak est en guerre depuis 16 ans déjà.

Ceux qui se considèrent comme libérateurs nous disent : la guerre est faite pour libérer le peuple. Même les terroristes de Daech se servent de ce prétexte : faire la paix.

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Jour de Pâques 2016 : voir les Écritures

 

Homélie du frère Alain Riou, en dialogue avec les nombreux enfants présents

frere-alain-riouÉcoutez bien : dans le texte, il y a plusieurs personnes qui voient, en particulier un disciple : « Il vit et il crut. » Je vous poserai une question : « Qu’est-ce qu’il a vu ? » Et, avant d’aller chercher les œufs, vous avez trois réponses à trouver.

« Il vit et il crut. » Qu’a-t-il donc vu ?

Tout d’abord, Jean nous le dit lui-même : il voit les linges, avant même d’entrer dans le tombeau, puis Pierre aussi. Mais on ne sait pas très bien ce dont il s’agit. Il y a deux mots, qui peuvent désigner au moins trois choses : la grande pièce du suaire, la mentonnière dont on enroule la tête pour empêcher la mâchoire de s’ouvrir, des bandes de tissu pour serrer le tout autour du cadavre. D’autre part, on ne peut savoir avec précision si ces linges sont affaissés, posés, déposés ou pliés ; la mentonnière semble restée enroulée là où elle était, on peut aussi comprendre qu’elle est roulée, à part, à côté… Je ne sais si notre curiosité pourra être satisfaite un jour. Mais cela ne me semble pas de la plus grande importance. Ces précisions de Jean sont d’abord là pour nous dire que l’explication de Marie-Madeleine n’est pas la bonne. Il n’est pas pensable qu’« ils » aient emporté le corps sans les linges, un jour du sabbat, en plus le jour de la Pâque : car toucher directement un cadavre empêcherait de participer à la fête et entraînerait des purifications trop compliquées.

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