Homélies

Les trois montagnes

Homélie du frère Benoît Ente – 2ème dimanche du carême  2021 année B – La transfiguration

Avec le frère Jean-Laurent en septembre dernier, nous étions au monastère de Chalais pour nos journées de rentrée. Là-bas, nous avons entrepris l’ascension de la montagne des Bannettes. C’est un exercice très pédagogique. Nous avons d’abord dû nous équiper : des bonnes chaussures, un chapeau, de l’eau et un vêtement chaud. Ensuite pour arriver au bout, il nous a fallu de l’endurance face à la fatigue, du courage pour passer la cheminée, de la persévérance dans la longue marche à travers la forêt. Mais, une fois en haut, alors nous avons contemplé un paysage immense et dégagé. Nous prenions conscience du monde et de sa beauté. Nous étions dépouillés de tout, épuisés et pourtant tout nous était donné. C’est sans doute pour toutes ces raisons que dans la Bible, le sommet d’une montagne est souvent le lieu d’une révélation, l’aboutissement d’une longue maturation. Pensez au mont Horeb et au buisson ardent ou à l’expérience d’Elie, au mont des béatitudes, au rocher du Golgotha et nous pourrions continuer la liste. Mais pour aujourd’hui, je vous propose de parcourir trois sommets. J’en vois qui pâlissent. Rassurez-vous, vous n’aurez pas à quitter vos sièges, du moins pour le moment.

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Le signe de Jonas

Homélie du frère Maurice Billet – Mercredi 24 février

La première lecture est tirée du livre de Jonas. Je vous invite à le lire. Ce texte n’est pas long et il est passionnant.

Jonas est le nom hébreu qui signifie colombe. Il reçoit la mission d’aller convertir les habitants de Ninive, grande ville païenne. Il refuse et s’enfuit à Tarsis, en bateau, au bout du monde. Une tempête provoque un naufrage. Jonas est avalé par un monstre marin. Il est vomi par celui-ci au bout de trois jours. Enfin, Jonas va à Ninive et il remplit sa mission. Il est entendu et la ville n’est pas détruite. La population croit en Dieu. Un décret du roi décrète un jeûne pour tous, femmes, hommes, enfants, quelle que soit leur condition. Ce jeûne concerne aussi les animaux.

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L’alliance arc-en-ciel

Homélie du frère Emmanuel Dumont – Dimanche 21 février 2021

L’arc en ciel

Quand je me promène, j’aime beaucoup regarder les arcs en ciels. Je trouve ça magnifique. Et puis, à chaque fois que j’en vois un, ça me rappelle l’alliance que Dieu a fait avec nous lorsque nous sommes sortis de l’Arche.

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Carême : noviciat de gloire

Homélie du frère Yves Habert – Mercredi des Cendres

Nous venons d’entendre cette petite musique du carême extraite du discours sur la montagne. N’oublions pas que ce discours est adressé à tous, une foule mélangée, et pas trois ou quatre champions de l’ascèse à l’entraînement !

L’Evangile offre le remède classique pour nous guérir du péché et aussi le bon vaccin pour permettre que le péché n’adhère pas, ne touche pas les cellules de notre cœur pour nous rendre malades. Tous les ans, une piqure-rappel, avec le péché pas d’immunité acquise une fois pour toutes. 

40 jours ni plus, ni moins, comme une sorte de noviciat. Pour cette terre seulement ? Comment comprendre ?

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Saisi de compassion, Jésus, étendant la main, le toucha.

Homélie du frère Raphaël de Bouillé – Dimanche 14 février 2021

Nous avons tous, ici, une souffrance commune avec ce lépreux. Celle de manquer de contact humain, d’être saisi, d’être embrassé, d’avoir des contacts physiques. La première manière pour un nouveau-né de savoir qu’il est aimé, n’est pas de l’allaiter. C’est d’être tenu contre soi. Les couples qui accueillent un enfant pratiquent de plus en plus le peau contre peau avec le nouveau-né. On place l’enfant nu contre le torse nu d’un de ses parents, pour qu’il reçoive chaleur et affection de ce parent. J’ai même un couple d’amis qui se chamaillent pour savoir qui pourra placer le nouveau-né contre son torse. Ils se chamaillent, car pour un nouveau-né, le toucher, le contacte physique est le premier signe d’affection. 

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