DIMANCHE, 32ème SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE-ANNÉE B-11/11/18-Mc 12, 38-44

Homélie du frère Denis Bissuel, op

La scène se passe dans le Temple de Jérusalem, qui est le lieu par excellence, le signe de la présence de Dieu à son peuple, c’est là que le peuple se rassemble, et se tourne vers son Seigneur en lui présentant offrandes, prières et sacrifices. Le Temple est grand et beau, il suscite l’admiration et le respect de tout le peuple et des disciples en particulier. Il y a foule, et Jésus lui aussi est, comme naturellement, là, il regarde la manière dont se comportent les gens dans ce lieu révélateur et sacré, et il enseigne.

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LA TOUSSAINT – 01 novembre 2018

Homélie du fr. Jean Pierre Mérimée

Certains d’entre nous sont peut-être aujourd’hui dans les dispositions d’esprit d’un Léon Bloy qui, il y a un siècle, au moment de la révolution d’Octobre en Russie, attendait «  les cosaques et le Saint Esprit ». Tout simplement parce que le monde est dangereux, aujourd’hui comme hier, et qu’il vaut mieux prendre ses précautions : l’Esprit Saint est à ce titre le seul allié sûr. D’autres encore peuvent être angoissés, perdus, déprimés parce que dans la vie le malheur ne les a pas épargnés. C’est le cas d’un  ami rencontré  le dernier jour du pèlerinage du Rosaire à Lourdes, il  y a un mois. Pendant plus d’une heure il m’a dit sa souffrance : Celle d’un père qui a perdu un fils suicidé quatre ans plus tôt dans la force de l’âge, d’un père qui est enfermé dans une culpabilité qu’il ressasse, ce qu’il aurait dû faire et qu’il n’a pas fait, ce qu’il aurait dû dire et  n’a pas dit ; la souffrance d’un grand père qui ne voit plus ses petits fils depuis le drame, la mère leur interdisant de voir les grands parents ; la souffrance d’un  mari également conscient d’être un fardeau pour sa compagne. Nous étions au dernier jour du pèlerinage, il avait prié, supplié Jésus, par Marie, de le libérer de ces tourments, de ces chaînes, de mettre la paix dans son cœur et puis rien, le silence de Dieu. J’avais devant moi un  homme désespéré.

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Dimanche, 25ème Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Homélie du fr. Jean Pierre Mérimée

J’entends le texte de l’évangile de Marc et il me vient en tête ce refrain : « Tu es là présent livré pour nous, toi le tout petit le serviteur, toi le tout-puissant humblement tu t’abaisses, tu fais ta demeure en nous, Seigneur ! » Parce qu’il résume en quelques mots simples notre foi, la foi en une présence logée au plus intime, la foi en une présence dont la grandeur nous dépasse infiniment, une foi en une présence dont l’humilité se fait proche de chacun, une présence qui nous réchauffe, nous éclaire, nous accompagne, nous tient la main comme le père ou la mère le fait quand l’enfant apprend à marcher. Continuer la lecture

26e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNÉE B – 30 SEPTEMBRE 2018

Homélie du frère Franck Dubois

Je me suis réveillé l’autre jour, aphone. Puisque je ne pouvais pas aller perdre mon temps en procrastinant à côté de la machine à café, et raconter des bêtises aux frères, je me suis fait une raison. Pour une fois, j’allais préparer l’homélie du dimanche bien en avance… j’aime autant vous dire que l’Evangile m’a donné des frissons. « Ta main, ton pied, ton œil sont une occasion de chute : coupe les… » Pas la peine d’avoir fait dix ans de théologie pour comprendre le message : moi, c’est la voix qu’on venait de me couper. Combien y a-t-il de frères prêcheurs aphone dans le Royaume des Cieux ? Ils sont peut-être légions. Me voici comme par avance agrégé au troupeau de ceux dont la voix a été l’occasion de chute – c’est le risque du métier. Ai-je scandalisé ? peut-être, découragé ? sans doute, ennuyé ? sûrement, et tout cela par ma parole… Continuer la lecture

24e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNÉE B – 16 septembre 2018

 Homélie du frère Benoît Ente

Un homme de parole. C’est ainsi que le cinéaste Wim Wenders définit le pape François dans son dernier film qui vient juste de sortir mercredi. Effectivement, l’objectif du film est d’abord de mettre en image la parole d’un homme.

La parole d’un homme qui introduit un souffle neuf, qui bouscule les habitudes bien établies, comme le choix de son nom François. Cela faisait plus de 1000 ans que c’était toujours les mêmes prénoms qui tournaient parmi les évêques de Rome. Franchement dit, Il était temps !

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18e dimanche du temps ordinaire – Année B – 5 août 2018

 

 

Homélie du fr. Jean Pierre Mérimée

La réalité du pain, l’image du pain, le symbole qu’il représente sont au  centre de la prédication chrétienne. En ce temps de vacance, je vous propose d’aller faire un tour du côté de la basilique sainte Marie-Madeleine de Vezelay pour saisir, à titre d’exemple, comment l’iconographie romane notamment a pu inspirer les prédicateurs sur le sujet. Et ce qui était vrai il y a plus d’un  millénaire l’est toujours aujourd’hui. Ainsi le petit tympan sud qui représente l’enfant Jésus  enveloppé dans des langes a été sculpté de façon à le faire ressembler à un pain « parce qu’il devait servir à la nourriture de nos cœurs » développe l’auteur d’un sermon de Noël contemporain. Un autre exemple, le plus célèbre, est le chapiteau dit du Moulin mystique, décrit ainsi par un savant professeur: « Moïse vêtu d’une tunique courte et les pieds chaussés comme un esclave se penche sur l’entonnoir d’un moulin où il déverse le contenu du sac de grain qu’il porte sur son épaule. Saint Paul en toge de citoyen libre tend un autre sac sous la meule pour recueillir la farine. La roue du moulin figure une croix inscrite dans un cercle. C’est la croix qui donne à l’ensemble sa cohérence.

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17e Dimanche du Temps Ordinaire – Année B – 29 juillet 2018

LA FAIM DU SALUT

La mort de faim, de l’injustice.

Dans l’Evangile aujourd’hui, saint Jean nous raconte : « après les signes qu’il accomplissait sur les malades, Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. »

Mais il ne prend pas le temps pour se reposer. Il levait les yeux et voyait une grande foule qui venait à lui ! Il réalise encore  un signe encore pour rassasier cette foule.

Et après ce signe, il restait douze paniers pleins de nourriture. Douze paniers comme les douze diciples. Alors de nouveau il se retira dans la montagne. Continuer la lecture

15e dimanche – Temps Ordinaire – 15 juillet 2018

Homélie du frère Maurice Billet

Ce matin, nous entendons le récit d’un commencement : celui de la première mission confiée aux douze apôtres. Ils l’ont vu parcourir la Palestine, guérissant les malades, réconfortant les pauvres, pardonnant aux pécheurs. Et ils l’ont vu connaître des échecs. L’un d’entre eux nous a été mentionné dimanche dernier ; il s’est vu rejeté par les gens de son village. Nous nous rappelons cette célèbre phrase : « Nul n’est prophète dans son propre pays. »

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Nativité de saint Jean-Baptiste

 Homélie du frère Benoît Ente

Les signes du désir de Dieu pour nous

J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Ces mots ne concernent pas seulement le prophète Isaïe ou Jean-Baptiste. Il vous concerne aussi. Vous et moi. Tout être humain est le fruit du désir de Dieu. Vous, moi… Vous en doutez ? Regardez les signes que notre Père du ciel nous a donnés pour nous dire qu’il nous appelait à la vie. Des signes si évidents, si grands que nous ne les voyons plus. Le souffle qui vous habite, qui fait battre votre cœur et gonfler vos poumons, qui vous l’a donné ? La lumière de la conscience qui nous fait penser, vouloir, agir, souffrir, aimer, qui vous l’a donné ? Vos parents vous ont peut-être transmis une langue, des valeurs, le goût du sport, mais ce ne sont pas eux qui vous ont donné le souffle et la conscience. Ce sont les dons de Dieu, les signes qui indiquent que le créateur nous donne la vie et nous invite à la vie. Des signes qui nous accompagnent chaque jour et auxquels nous pouvons toujours nous attacher.

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