Conférence sur l’Islam par le frère Adrien Candiard

Le jeudi 29 septembre à 20H30 aura lieu la conférence du frère Adrien Candiard, islamologue de l’IDEO, au couvent du Caire.

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Adrien Candiard est l’auteur de

  • Pierre et Mohamed, pièce de théâtre, Festival d’Avignon.
  • En finir avec la tolérance? Différences religieuses et rêve andalou, Paris, Presses universitaires de France, 2014 .
  • Veilleur, où en est la nuit ? Petit traité de l’espérance à l’usage des contemporains, Paris, Cerf, 2016.
  • Comprendre l’islam (ou plutôt : pourquoi on n’y comprend rien), Paris, Flammarion, 2016.

samedi 24 septembre : une balade avec Retraite dans la Ville

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Marche dans la Bible autour de Douai ^^

Au programme :

9h30 : Rendez-vous à Courchelettes (place de la Mairie), au sud de Douai
• 10h00 : Départ de la marche sur les bords de Scarpe Sud (5 kms de marche sur un chemin praticable)
• 12h30 : Pique-nique « tiré du sac »
• 14h30 : Visite de la Collégiale Saint Pierre
• 16h00 : Messe à Notre Dame de Douai
• 17h00 : Reconduite des chauffeurs à leurs voitures à Courchelettes.

Pour s’inscrire : cliquez ICI. On vous y attend !

Exposition au couvent de Norman Dilworth

Dans le cadre du 8e centenaire de l’ordre, nous sommes heureux de vous proposer une exposition d’art contemporain, il s’agit des œuvres de Norman DILWORTH qui vit et travaille à Lille. 
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Emmanuel Dollé Discours du fr. Emmanuel Dolle à l’inauguration.

Peut-être êtes-vous étonnés que le jardin d’un couvent dominicain accueille l’exposition d’un artiste dont l’œuvre, à première vue, ne semble pas particulièrement spirituelle. Et pourtant, il y a plusieurs raisons.

La première absolument personnelle et subjective. Quand il y a deux ans, Gabriel, le fils de Berthold Müller, m’a conduit chez Norman Dilworth, j’ai tout de suite, de façon irraisonnée mais profonde, eu un coup de cœur pour son travail. Ça ne se commande pas mais ça se grave à l’intérieur de vous. Et j’ai eu envie de voir ses sculptures respirer au milieu des arbres.

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Homélie du 23° Dimanche Ordinaire : radicalité ?

Denis Cerba Homélie du frère Denis Cerba, op

Les paroles du Christ, ce matin, ne sont sans doute pas à prendre au pied de la lettre, mais il n’en reste pas moins qu’elles sont à prendre au sérieux.

Elles ne sont pas à prendre au pied de la lettre, parce que ne pouvoir être disciple du Christ qu’au prix du rejet absolu d’absolument tout le reste (biens, famille, attachements de tous ordres, et jusqu’à sa propre vie…) — ça n’a pas de sens, et pas la moindre chance d’être vrai. Mais pourtant le message du Christ ne doit pas être affadi à la légère, et réduit finalement à quelque chose de plus ou moins accessoire : un simple plus, un « supplément d’âme », qu’on aura tôt fait d’oublier, de reléguer à l’arrière-plan, ou d’instrumentaliser. Plutôt il faut l’entendre dans sa radicalité : être prêt à la suite du Christ à aller jusqu’au bout. Être prêt et assumer le coût de construire jusqu’au bout (et pas seulement s’arrêter aux fondations), être prêt et assumer le coût de combattre jusqu’au bout (au lieu de capituler à la première occasion).

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Homélie du 22° Dimanche Ordinaire : les places du repas de noces

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Si cet été vous avez été, comme moi, invité à un mariage, à la messe, et à la soirée ; vous êtes sans doute passé par cette phase peu agréable, remplie d’appréhension et de doute, où les invités se pressent autour d’un tableau d’affichage, rappelant étrangement celui sur lequel furent jadis affichés leur résultat au bac… En se frayant son chemin jusqu’aux listes fatidiques on se surprend parfois à faire une petite prière : pourvu que je ne sois pas à la table de tante Machin, ou faites que je sais avec mon copain Untel.

Mais ça se corse parfois. Lorsque, comme moi, vous cumulez le double handicap d’être non-casé, et incasable, comprenez célibataire endurci, et entrant difficilement dans les catégories préétablies, le stress est encore plus grand. Il répond sans doute à un stress plus grand encore de la part des organisateurs du repas : mais où est-ce que l’on va bien pouvoir refourguer le religieux ?

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19° dimanche Ordinaire : Entre vigilance et attentisme

Denis Cerba Homélie du frère Denis Cerba

Le Christ aujourd’hui nous enseigne sur le thème : comment rester vigilant en son absence ? Je pense qu’il y a deux grandes directions, deux grandes indications, dans ce qu’il nous dit.

La première, c’est de ne pas confondre vigilance et attentisme. L’attentisme attend, la vigilance agit. Le vigilant que le Christ espère retrouver à son retour, ce n’est pas le paresseux qui se contente d’attendre — voire qui en profite pour se laisser aller : celui qui se dit que « le maître tarde à venir » et qui se met à « frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer »… Non : le modèle que le Christ a en tête, c’est plutôt celui de l’intendant fidèle et avisé, et surtout de celui qu’il « trouvera occupé » à son retour : occupé à « donner à chacun sa ration de blé », occupé à servir — occupé à faire exactement ce que le Christ ferait s’il était là ! La fidélité au Christ se trouve dans l’autonomie, la liberté, la prise d’initiative, parce qu’au fond le Christ, quand il reviendra, n’a aucune envie de retrouver de simples serviteurs, mais plutôt des égaux, des frères, des amis. Ceux qu’il trouvera vigilants à son retour (c’est-à-dire ceux qu’il trouvera la lampe allumée et la ceinture aux reins, occupés à travailler et à servir), à son tour « il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira » : c’est une façon simple mais frappante de dire que le Christ ne reviendra pas chercher de simples serviteurs, mais des gens qu’il pourra définitivement introduire au rang d’amis dans le service mutuel, et pour une œuvre profondément commune.

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17° Dimanche ordinaire : Notre Père

maurice billet Homélie du frère Maurice Billet

Nous avons entendu Luc. Nous nous sommes rendu compte que le NOTRE PÈRE n’était pas complet. 5 demandes selon Luc ; 7 selon Matthieu. Bien des exégètes donnent des explications à ces différences. Ce matin, je prends le parti de réfléchir sur le texte liturgique, qui a retenu le texte de Matthieu. Pour mesurer l’importance de la prière dominicale, retenons simplement que Tertullien a défini le NOTRE PÈRE comme l’abrégé de l’Évangile. La prière du NOTRE PÈRE est l’une des premières prières enseignées à ceux qui se préparent au baptême.

La prière donnée par le Christ aux disciples commence par un adjectif possessif, au pluriel. « Notre ». Cela signifie que toute véritable prière, même la plus secrète, est incluse dans celle du Christ, et aussi dans une communauté (l’Église). Elle est un dialogue entre nous et le Vivant par excellence. Dieu a fait alliance avec les hommes et cela pour la fin des temps ; sa parole est sûre et ne change pas.

Père. Le titre de père pour parler de Dieu a été peu utilisé dans l’A.T. c’est surtout Jésus qui a utilisé ce titre, et même par un diminutif, Abba, papa.

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16° Dimanche Ordinaire : Marthe et Marie

Fr-Dominique-Motte Homélie du frère Dominique Motte

N’est- ce pas insuffisant, sinon dérisoire d’en rester ce matin aux leçons d’un léger conflit domestique, entre ces deux sœurs, un conflit, qui plus est, ressassé depuis deux mille ans au seul bénéfice de l’une d’entre elles – Marie, la toute aimante, aux pieds de son maître –   …. alors que le massacre à Nice de ce 14 Juillet nous laboure le cœur et voudrait nous entrainer, comme citoyens, vers une radicalisation toujours simpliste, celle des « ya qu’à », « ya qu’à », ya qu’à », et comme croyants, vers la mise en doute des affirmations évangéliques – notre Dieu est vainqueur du mal – et des attitudes évangéliques – en ce chaos demeurer ses témoins ?

Permettez-moi, juste pour tenter d’y chercher un peu de lumière, deux évocations, l’une empruntée aux apparences du drame lui-même, l’autre jaillie du côté des deux sœurs qui ensemble auraient un peu de baume à nous verser sur le coeur.

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14° dimanche Ordinaire : mon prochain

Sarmad Najeeb Homélie du frère Sarmad Najeeb

Le prochain !

Qui est mon prochain ?

Et de qui suis-je le prochain ?

C’est pour moi une question d’autant plus délicate que ma tradition Irakienne dit « moi avec mon frère contre mon cousin, et moi avec mon cousin contre l’étranger… ».

Mon prochain est donc tout d’abord mon frère, membre de la famille, puis mon cousin, puis mon voisin et puis mon compatriote etc.

Jésus change cette logique !

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13° dimanche ordinaire : une faim de loup pour des agneaux

IMG_4927 Homélie du frère Franck Dubois, o.p.

Le Seigneur Jésus n’est pas à un paradoxe près et aujourd’hui il fait très fort, songez donc : une faim de loup, voilà qui est tout de même drôle pour des agneaux. Pourtant, c’est bien la qualité principale requise aux ouvriers envoyés comme des brebis voyageuses par le maître : avoir faim. Voilà qui devrait en rassurer plus d’un parmi nous, si pour suivre Jésus il faut aimer manger, tout cela devient très abordable. Il va falloir enchaîner les invitations à dîner. Eh oui, le premier devoir des envoyés est en effet de manger et de boire ce que l’on nous servira. J’en vois qui s’agitent dans la salle : « Ah ben, si c’est ça le plan, finalement n’y aurait-il pas encore un peu de place pour moi parmi les 72 ? » Pas de problème, suivez-moi !

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