Que ma joie demeure

Homélie du frère Pierre Hugo – Jeudi 14 mai 2020

Nous avons besoin d’une demeure. Nous avons besoin d’une présence pour demeurer.

Saint Matthias a été choisi comme apôtre parce qu’il est demeuré fidèle au Christ jusqu’à la résurrection.
Il a vécu avec lui une amitié, une intimité.
Mystérieusement nous devenons nous aussi des amis de Jésus.
“Je vous appelle mes amis”. Cela suppose que nous vivons de la même intimité que les apôtres.
L’intimité, l’amitié de se laisser habiter et instruire par l’autre. Par notre ami.

Le plus important est donc de se rappelle que nous ne sommes jamais abandonnés par cette présence intime !

Notre mission de prêcheur consiste ainsi à révéler à chacun combien il est aimé. Quoi qu’il se passe, nous ne serons jamais séparés de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus !

“Tout peut craquer dans une vie mais nous serons toujours aimés”, nous rappelait saint Jean XXIII

Dans l’évangile de Jean au chapitre 15, Jésus nous confie les signes qui désignent ainsi le véritable apôtre : la prière et la joie.
La prière au nom de Jésus et non en mon nom. Nous devons toujours demander ce que Jésus veut et c’est pour cela que nous serons toujours exaucés. Au nom de Jésus.
La joie profonde. Jésus nous enseigne à la veille de la passion et nous confie sa joie. C’est donc que sa joie est indifférente aux situations dans lesquelles nous vivons. Quelle que soit la situation, la joie ne dépend pas des événements extérieurs mais de l’habitation de Jéus en nous. Même au cœur de l’épreuve, nous pouvons goûter la joie du Christ ressuscité.

À l’image de saint Dominique qui était broyé par la souffrance du monde. Mais il mettait la misère du monde dans la lumière de Dieu.
Demandons pour chacun de nous la même qualité d’âme que saint Dominique.
Que l’égalité d’âme de saint Dominique soit en nous.
Que notre joie demeure

“Que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.”