Pour suivre Jésus, il faut le préférer à tout.

Homélie du frère Franck Guyen – Dimanche 28 juin 2020

Une fois de plus Jésus tient des propos d’une exigence incroyable. Mais qui donc est cet homme pour demander à ses disciples de le préférer à leurs parents, leur conjoint, leurs enfants ?

Nous nous tournons vers Jésus pour le lui demander, et nous sommes obligés de lever la tête, car il est suspendu au sommet d’une croix. – « Qu’est-ce qui t’a amené là ? » lui demandons-nous. « L’amour du Père et l’amour des hommes » nous répond-il.

Nous regardons son corps blessé d’où jaillissent l’eau et le sang : l’eau qui purifie des péchés, c’est-à-dire de tout ce qui empêche d’aimer, et le sang qui fait entrer dans la vie éternelle, c’est-à-dire la vie divine. Nous regardons la croix et peu à peu, elle s’imprime sur notre front, nos lèvres et notre cœur.

Il y a là un mystère qui me fascine : comment la croix, quand nous la laissons faire, nous imprègne toujours plus, jusqu’à atteindre des profondeurs en nous dont nous ignorions jusqu’à l’existence, et parvenue là, elle se déploie, reprenant le tout de ce que nous sommes, mémoire, intelligence, affectivité.

Il faut voir comment la croix, en s’inscrivant en nous, purifie nos affections les plus chères, celles pour nos enfants, notre conjoint et nos parents, comment elle les transfigure pour les faire passer dans l’amour divin, l’amour trinitaire.

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Alors nous comprenons l’exigence de Jésus, à première vue exorbitante, de le préférer à nos parents, notre conjoint, nos enfants.

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