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OUVERTURE D’ATELIER D’ARTISTE

In situ 10 / Nouvelles briques

Résidence FCK-Frédérick Gautier au Couvent des Dominicains de Lille

Depuis le 20 avril, la galerie Le Fil Rouge de Roubaix et le Couvent des Dominicains accueillent FCK-Frédérick Gautier, artiste designer et céramiste, pour 2 mois de résidence de création.Au couvent des dominicains, comme dans ses 9 précédentes résidences, pour créer, FCK se nourrit des lieux. La brique, le béton, le graphisme des façades et les formes du lieu et des quartiers traversés de la métropole, le vaste parc et la sérénité du couvent sont support de sa création. Ces deux mois de résidence permettent à Frédérick, après avoir fabriquer ses moules et outils, de réaliser des premières assises de brique et béton et d’autres pièces en résonnance avec les lieux. Les œuvres de FCK seront présentées en mai et juin 2022 au Couvent des Dominicains à Lille, au Fil Rouge et au musée La Piscine à Roubaix.
Résidence réalisée avec le soutien de l’Ensapl: École Nationale Supérieure d’Architecture et du Paysage de Lille, des Briqueteries du Nord et de Eqiom.

fck-frederickgautier.com
archi.fr
www.bdn.fr
www.eqiom.com
Frédérick nous invite à découvrir son travail lors de l’ouverture de l’atelier installé au cœur du Parc du couvent

Du Mercredi 9 au Lundi 13 juin de 14h à 18h

Objections !

Homélie du frère Nicolas Burle – Jeudi 8 avril 2021

Les évangiles de l’octave pascale nous relatent toutes les apparitions du Christ ressuscité à ses disciples et par la même occasion répondent à toutes nos objections au sujet de la résurrection. En effet, qu’est-ce qu’un corps ressuscité, un corps glorieux ? Nous affirmons : je crois en la résurrection de la chair, très bien, qu’est-ce donc qu’une chair ressuscitée alors ? 

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Il est plus facile de se haïr que de s’aimer en vérité.

Homélie du frère Franck Guyen – Vendredi 12 mars 2021

Mes amis, l’Évangile d’aujourd’hui, vendredi 12 mars 2021 pendant la troisième semaine de Carême, nous parle de l’amour que nous avons à déployer verticalement vers Dieu et horizontalement vers notre prochain, à partir d’un centre, nous-mêmes.

Nous parlons ici de l’amour divin qui vient infuser nos cœurs, cette vertu théologale appelée la charité qui provient de la réalité incréée que nous appelons Dieu et dont nous participons.

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Démunis et députés

Homélie du frère Rémy Valléjo – Samedi 25 avril 2020

Nous connaissons bien les quatre évangélistes : Matthieu, Luc, Marc et Jean.

Nous les connaissons par les symboles qui, à l’aune d’une prophétie d’Ezéchiel, leurs sont systématiquement attribués

non seulement dans les homélies des Pères de l’Église,

mais aussi sur les tympans de nos basiliques et cathédrales romanes et gothiques.

L’ange, le taureau, le lion et l’aigle évoquent ainsi l’Incipit – ou le commencement – de chacun des Évangiles :

« Commençant par une généalogie humaine, 

Mathieu a droit d’être signifié par l’homme ; 

commençant avec un cri dans le désert, 

Marc l’est avec justesse par le lion ; 

ouvrant son récit par un sacrifice, 

Luc l’est convenablement par le jeune bœuf ; 

commençant par la divinité du Verbe, Jean mérite de l’être par l’aigle, car lorsqu il dirige son regard vers l’essence de la divinité, il fixe bien des yeux le soleil à la façon de l’aigle. » (Grégoire le Grand)


Mais ils peuvent désigner les qualités de Jésus-Christ.

Beaucoup pensent que c’est notre Seigneur qui, dans les quatre évangiles, est figuré par les symboles des quatre animaux. 

C’est Lui l’homme, Lui le lion, Lui le taureau, Lui l’aigle : 

l’homme puisqu’il est né de Marie ; 

le lion, parce qu’il est fort ; 

le taureau, parce qu’il est victime ; 

l’aigle parce qu’Il est résurrection. (Saint Ambroise) 

Cependant,

les évangélistes sont d’abord des hommes de chair et de sang.
– Lévi-Matthieu : un « publicain » (Mt 9, 9 )
– Jean : un « disciple bien aimé » (13, 23)
– Luc : un homme, compagnon de route de Cléophas sur le chemin d’Emmaüs (Lc 24, 13) dont l’anonymat serait une signature selon la tradition médiévale.
– Marc : « jeune homme » démuni qui, à Gethsémani,  « n’ayant pour tout vêtement qu’un drap » l’abandonne et « s’enfuit tout nu » ; un « jeune homme » dont l’anonymat serait là aussi une signature (Mc 15, 51)

De chair et de sang, 

l’évangéliste Marc serait donc un homme démuni face l’adversité.

Un homme qui fuit pour ne pas affronter la réalité,

contraint de tout abandonner jusqu’à ce qui cache sa pauvre nudité d’homme sans sécurité.

Cet homme-là n’est pas seulement l’évangéliste,

lorsque je me découvre moi-même, 

lorsque nous nous découvrons tous aujourd’hui nus, démunis et fuyants face à l’adversité, 

sans rien pour envisager un avenir incertain.

Avec saint Marc,

il nous faut certes consentir à cette épreuve, 

mais aussi et surtout apprendre,

face au mystère de la Croix,

à faire de notre avenir – la Résurrection – une Bonne nouvelle,

un Évangile pour tous ceux qui, aujourd’hui, en ces temps incertains, en ont tant besoin.  


Puissions-nous donc invoquer saint Marc en ces jours incertains,

afin qu’il nous aide non seulement à dépasser notre propre être fuyant, 

tapi dans ses propres obscurités, 

mais aussi à faire preuve de force d’âme – malgré notre être démuni – pour annoncer la Bonne nouvelle,

nous qui – baptisés dans la mort et la résurrection du Christ – sommes tous députés à l’évangélisation de la Parole de Dieu.